2012 attendue de pied ferme

Cela fait quelques années que je ne prends plus de résolutions au Nouvel An. J’ai plutôt des projets, qui peuvent naître à tout moment, et que j’envisage de réaliser ou d’entamer au cours de l’année à venir. La différence? C’est simple. Si une résolution n’est pas tenue durant l’année en cours, c’est un échec. Comme leur nom l’indique, mes projets sont des choses que je projette, non pas des promesses ayant pour échéance le 31 décembre.

Mon plus important projet est assurément le changement d’université que je souhaite réaliser. L’UQAM ne me convient plus, mais pas parce que c’est une mauvaise institution. Enfin, elle n’est peut-être pas très reluisante ces temps-ci, mais les professeurs sont très bien. C’est plutôt ma situation personnelle qui ne cadre plus avec l’UQAM. Succinctement, j’ai besoin de prendre mes distances avec le noyau familial, car j’ai atteint la limite de ce que je pouvais supporter en matière de problèmes d’autrui!

J’ai déjà choisi l’établissement et que je devrais incessamment entamer les démarches pour la reconnaissance des acquis, d’une part, et la demande d’admission, d’autre part. Je ne m’attends pas à me faire reconnaître tous les crédits que j’ai déjà acquis, car le programme de la nouvelle université diffère un peu de l’ancienne, mais je ne voudrais pas recommencer à zéro. En outre, n’ayant pas de diplôme d’études collégiales, ces crédits sont indispensables pour mon admission.

Parmi mes autres projets, j’aimerais faire davantage d’activités de plein air. Cela m’a manqué en 2011. N’animant plus les éclaireurs, travaillant cet été et étant auprès de mon frère lors de ses nombreuses hospitalisations, disons que les occasions de profiter du grand air se firent rares. Cette année, je veux faire plein de randonnées pédestres, dont des longues, faire du camping et du canot-camping, aller me baigner dans l’eau non chlorée et fraîche d’une rivière, faire de la raquettes avant que le printemps n’arrive, me sentir humble vis-à-vis de la grandeur de la nature…

Pour que ce, ou plutôt, ces projets se réalisent, me remettre en forme est indispensable. En forme physiquement et moralement, car le stress vécu en 2010 a été néfaste pour ces deux volets de la santé. J’envisage de faire des promenades avec le chien, ce qu’on ne fait pas souvent, puisqu’on habite sur une fermette de 4.5 arpents.

Quoi d’autre? Lire plus. Malgré mon intérêt, c’est encore ardu pour moi de lire, mais je compte améliorer cela. Pour mon propre plaisir, mais aussi pour rendre mes études plus agréables. Suivre des cours de guitare avec mon père, en espérant que son entreprise prenne sa vitesse de croisière. Faire un petit voyage de pêche avec lui aussi. Rendre visite à mes cousines plus souvent. Je n’ai pas d’excuses, elles habitent à une adresse civique de distance l’une de l’autre!

Écrire plus souvent dans ce calepin et sur Le Globe : regard citoyen

Souvenirs scouts : coucher dans la neige

C’est l’une des plus merveilleuses expériences chez les scouts. D’ailleurs, je suis toujours un peu déçu pour les jeunes des unités où des animateurs frileux ou pépères leur refusent ce défi.

Il y a trois types de camping d’hiver chez les scouts canadiens-francophones. Le camping léger itinéraire, dit « Ours polaire bleu », consiste à passer deux nuits consécutives dans deux abris légers différents et deux emplacements différents. Le camping léger fixe, dit « Ours polaire rouge », consiste à passer deux nuits consécutives dans au moins un type d’abri léger, bien qu’il faille en connaître deux. Enfin, le camping lourd, dit « Ours polaire vert », consiste à passer au moins une nuit dans un abri lourd chauffé, soit une tente prospecteur avec un poêle.

Les adultes doivent suivre trois formations différentes. Le scoutisme d’hiver de base s’adresser à tous les animateurs de toutes les branches d’âge. Il concerne les rudiments du plein air en hiver, et contrairement à ce que plusieurs pensent, c’est loin d’être des notions « déjà vues »! Bien que tous les animateurs puissent et soient encouragés à les suivre, le scoutisme d’hiver léger (itinérant) et le scoutisme d’hiver lourd s’adressent d’abord aux animateurs des branches de 12 à 17 ans. Ils comprennent une partie théorique et une partie pratique, respectivement de deux et une nuits, ce qui en freine certains.

J’ai adoré suivre les formations, particulièrement ceux avec une partie pratique. Elles permettent aux adultes du mouvement de se rapprocher et de vraiment comprendre ce qu’ils s’apprêtent ensuite à faire vivre aux jeunes.

J’ai préféré dormir dans un quinzhee (celui de l’article et celui de la photo sont plutôt mal faits), comme c’est le cas pour la plupart des adultes et des jeunes. Il est long à construire, mais on ne s’ennuie pas. Dormir dans un quinzhee, c’est s’assurer une température confortable et constante d’environ -4 °C. C’est également vivre l’une des nuits les plus calmes de sa vie, car c’est le silence total. Avec un bon lit de paille pour couper l’humidité, de deux matelas de sol (non autogonflant) et un sac de couchage coté de -24 °C maximum, c’est le bonheur assuré.

Même si l’on ne couche pas dehors lorsqu’on le fait vivre aux jeunes, c’est toujours agréable de les voir construire leurs abris et de faire des tours de garde au bord du feu la nuit. C’est calme! Dans notre unité, les tours de garde permettaient aux parents de participer un peu à l’aventure scoute et aux animateurs de se constituer un bassin de recrutement!

Le camping d’hiver est un défi, car il est strictement interdit d’entrer dans un bâtiment durant toute la durée du séjour. Il faut enfiler des vêtements froids, mais secs, ce qui est particulièrement désagréable le matin. Si l’on a envie en pleine nuit, il faut sortir du sac de couchage chaud et aller se soulager à l’extérieur, car les envies forcent le corps à réchauffer le ventre au détriment des autres parties. Pour certains, c’est la pudeur qui est le défi, car il est fortement déconseillé de dormir avec un pyjama ou des « combines » dans les sacs de couchage. Ils sont chauds au début, mais captent et emprisonnent, ce qui rend le pouvoir isolant du sac inefficace.

Mais rien ne bat manger une bonne soupe chaude de type Chunky au bord du feu!

Photo : un quinzhee plus ou moins bien fait lors d’un camping d’hiver léger itinérant en 2006. C’était le site imposé par la base de plein air. Il n’était pas idéal en raison des grosses racines saillantes des arbes. Les quinzhees ne risquaient pas de s’effondre, mais ils auraient pu descendre durant la nuit parce que la première couche de neige au niveau du sol n’avait pas été tapée.

Mountain Hardware Drifter 3

Mon choix d’une tente s’est arrêté sur la Drifter 3 de Mountain Hardwear. Il y a trois aspects indissociables qui m’ont aidés.

D’abord, le prix: 229.99 $ chez Atmosphère, soit 70 $ de moins que chez Sail. Ensuite, la rapport dimension/poids. Pour un très respectable 2.70 kg (5 lb 16 oz), le plancher a une superficie de 3.99 m2 (43 pi2), soit 239 cm sur 168 cm (93” x 66”), ce qui est juste assez pour trois matelas de sol standards, mais dans mon cas, il s’agira davantage d’une tente 2+ (sauf exceptions). Les vestibules offrent, pour leur part, 0.93 m2 (10 pi2) de superficie chacun, ce qui, après estimation, est suffisant pour le sac à dos et les bottines. Enfin, la réputation de la marque, qui n’est plus à faire.

Je regrette la faible protection de 1 500 mm pour le double-toit et 3 000 mm pour le plancher. Toutefois, il semble que ce soit la norme chez les grandes marques, parfois même moins (ex.: MSR et Big Agnes). Par ailleurs, les critiques concernant l’imperméabilité des tentes Mountain Hardwear sont meilleures que pour les tentes North Face de même catégorie. On reproche à celles-ci d’accumuler la condensation, laquelle retombe à travers leurs toits entièrement composés de moustiquaires. Le double-toit (Drifter) n’a pas d’ancrages aux extrémités de la tente, mais l’espace entre le toit et les pôles semblent suffisant pour éviter tout contact entre le toit et le double-toit.

Pour plus de protection, il me faudra certainement acheter une toile de sol (footprint), mais à seulement 229.99 $ pour la tente, mon budget me le permettra.

Photo: National Parks Traveler

Quelle sera ma prochaine tente?

J’aime m’équiper pour le plein air, mais j’aime moins magasiner. Ces jours-ci, c’est sur le choix de ma prochaine tente que je tergiverse. Dans la même catégorie (3 saisons, 2 personnes) et pour un budget similaire (+/- 200 $ CA), j’hésite entre trois choix: Wanderer 2 de MEC, Nomade 2 d’Eureka et Canyon Senita de Yanes.

Les trois modèles ont un plancher d’une superficie de 3.4 m2 (37 pi2), deux portes et deux vestibules (un must pour le camping à deux), trois arceaux (dont un qui maximise l’espace vertical des vestibules), un double-toit intégral offrant des points d’ancrages (tentes autoportantes, donc haubans optionnels) et de l’aération, d’une résistance de 2 000 mm. Leur hauteur maximale est équivalente ainsi que leur dimension pliée.

La Canyon Senita est la plus économique, à 200 $ CA. La résistance de son sol est fort respectable (8 000 mm) tout comme son poids (2.45 kg ou 5.4 lbs). Son principal défaut est la marque, qui est trop peu connue ou réputée pour dénicher des avis d’utilisateurs ou des essais techniques. De plus, sur les images, le double-toit ne semble pas avoir d’attaches sur les côtés, ce qui augmenterait les chances de contact entre le double-toit et le toit, ce qui annule généralement l’imperméabilité.

La Wanderer 2 de Mec est légèrement plus chère, à 217 $ CA. La résistance de son plancher est la meilleure (10 000 mm) et le double-toit a des attaches sur les côtés. Le modèle semble avoir une excellente réputation auprès des acheteurs. Les portes des vestibules ont des fenêtres, ce qui peut être pratique. Son unique défaut est son poids: 3.7 kg ou 8.16 lbs, ce qui peut être problématique en longue randonnée.

À priori, la tente Nomade 2 de Eureka semble la moins avantageuse. Son prix est le plus élevé (240 $ CA) et la résistance de son plancher, la plus faible (5 000mm, soit le minimum acceptable, mais pas le plus bas sur le marché). Elle est plus lourde que la Yanes, mais beaucoup moins que la MEC (2.94 kg ou 6.48 lbs). La marque a une réputation respectable, parfois même meilleure que les grandes marques comme The North Face ou MSR, vendues plus chères. Ses vestibules sont les plus spacieux (1.11 m2 ou 12 pi2 chacun) et son aération semble la meilleure. Je suis sceptique concernant la porte circulaire et la fermeture éclair.

Ce n’est véritablement qu’en me rendant en magasin pour voir les modèles montés que je pourrai me faire une idée plus juste. Avec mon budget restreint, il est certain que je ne pourrai pas avoir toutes les qualités (sans les défauts) réunies dans une même tente et, comme je me connais, je serai déçu de mon achat durant les premières semaines avant de m’en satisfaire et ce, peu importe le choix que je ferai!

P.S.: la Nomade 2 de Eureka s’appelle en réalité la Mountain Pass 2XTE !!! Sous ce nom, le modèle semble avoir une très bonne réputation chez les acheteurs.