Cela fait quelques années que je ne prends plus de résolutions au Nouvel An. J’ai plutôt des projets, qui peuvent naître à tout moment, et que j’envisage de réaliser ou d’entamer au cours de l’année à venir. La différence? C’est simple. Si une résolution n’est pas tenue durant l’année en cours, c’est un échec. Comme leur nom l’indique, mes projets sont des choses que je projette, non pas des promesses ayant pour échéance le 31 décembre.
Mon plus important projet est assurément le changement d’université que je souhaite réaliser. L’UQAM ne me convient plus, mais pas parce que c’est une mauvaise institution. Enfin, elle n’est peut-être pas très reluisante ces temps-ci, mais les professeurs sont très bien. C’est plutôt ma situation personnelle qui ne cadre plus avec l’UQAM. Succinctement, j’ai besoin de prendre mes distances avec le noyau familial, car j’ai atteint la limite de ce que je pouvais supporter en matière de problèmes d’autrui!
J’ai déjà choisi l’établissement et que je devrais incessamment entamer les démarches pour la reconnaissance des acquis, d’une part, et la demande d’admission, d’autre part. Je ne m’attends pas à me faire reconnaître tous les crédits que j’ai déjà acquis, car le programme de la nouvelle université diffère un peu de l’ancienne, mais je ne voudrais pas recommencer à zéro. En outre, n’ayant pas de diplôme d’études collégiales, ces crédits sont indispensables pour mon admission.
Parmi mes autres projets, j’aimerais faire davantage d’activités de plein air. Cela m’a manqué en 2011. N’animant plus les éclaireurs, travaillant cet été et étant auprès de mon frère lors de ses nombreuses hospitalisations, disons que les occasions de profiter du grand air se firent rares. Cette année, je veux faire plein de randonnées pédestres, dont des longues, faire du camping et du canot-camping, aller me baigner dans l’eau non chlorée et fraîche d’une rivière, faire de la raquettes avant que le printemps n’arrive, me sentir humble vis-à-vis de la grandeur de la nature…
Pour que ce, ou plutôt, ces projets se réalisent, me remettre en forme est indispensable. En forme physiquement et moralement, car le stress vécu en 2010 a été néfaste pour ces deux volets de la santé. J’envisage de faire des promenades avec le chien, ce qu’on ne fait pas souvent, puisqu’on habite sur une fermette de 4.5 arpents.
Quoi d’autre? Lire plus. Malgré mon intérêt, c’est encore ardu pour moi de lire, mais je compte améliorer cela. Pour mon propre plaisir, mais aussi pour rendre mes études plus agréables. Suivre des cours de guitare avec mon père, en espérant que son entreprise prenne sa vitesse de croisière. Faire un petit voyage de pêche avec lui aussi. Rendre visite à mes cousines plus souvent. Je n’ai pas d’excuses, elles habitent à une adresse civique de distance l’une de l’autre!
Écrire plus souvent dans ce calepin et sur Le Globe : regard citoyen…
La saison 2011 de formule un s’achève en fin de semaine. Les courses en elles-mêmes furent généralement excitantes, mais la saison le fut moins. Moins que la saison 2010, c’est certain. À l’exception d’une période durant la mi-saison, un seul nom était sur gravé sur la plus haute marche du podium: Sebastian Vettel. Le vrai championnat, ce fut pour le titre de vice-champion qui se joua et se jouera encore à Interlagos dimanche.
L’intersaison va débuter incessamment et chacun va y aller de ses pronostics. Quant à moi, je vais plutôt y aller de ce que je souhaite pour 2012 et ce que je ne souhaite pas.
Je souhaite le retour de Robert Kubica. Bien que je ne n’aie pas à me plaindre des luttes en courses, son style m’a manqué. On a vu, cette saison, quel était le point fort de Renault, parce qu’il lui manquait cruellement.
Je souhaite une meilleure Mercedes pour Nico Rosberg. Ses performences dans l’antichambre de la F1 était meilleure que celles de Sebastian Vettel, et pourtant, celui-ci, sans rien lui enlever de son talent, a maintenant deux titres en poche alors que Rosberg attend encore sa première victoire.
Je souhaite le détachement de Force India. Cette année, soit Renault est la moins performante des voitures à l’avant du plateau, soit elle est la meilleure des voitures au centre du plateau, devant Force India. J’aimerais bien que Force India devienne, en 2012, ce que Renault était en 2010, avec un pointage final entre 140 et 180.
Je souhaite une Red Bull moins stable et moins performante. Cette année, chaque fois qu’on disait qu’un circuit convenait plus à McLaren, c’était la Red Bull qui se démarquait. J’aimerais qu’on puisse vraiment avoir trois, voir quatre écuries se battre de façon constante pour la plus haute marche du podium.
Je ne souhaite pas le retour de Kimi Räikkönen. Il ne semblait heureux ni avec McLaren ni avec Ferrari, deux voitures de haut niveau. Alors chez Williams… De plus, de jeunes talents attendent dans l’antichambre, comme Valtteri Bottas, Daniel Ricciardo, et surtout, le Canadien Robert Vickens.
Je ne souhaite pas l’avènement du GP des États-Unis à Austin ni le retour du GP de Barheïn. Le premier semble de plus en plus voué à l’échec, probablement au détriment des Texans qui le financent par leurs impôts. Le second est dans une zone où la tension est trop vive et où le gouvernement contesté répond par la violence.
Je ne souhaite pas l’abandon du système de réduction de trainée (DRS). Quoiqu’en disent ses détracteurs, on a vu cette saison que des pilotes pouvaient résister au DRS ou reprendre rapidement leur place au virage suivant. On pourrait bien permettre aux poursuivis de se défendre avec le DRS, mais seulement lorsque le poursuivant a déjà l’avantage.
J’aimerais voir Button ou Hamilton remporter un second titre, ou encore voir un Webber en gagner un premier. Quoi qu’il en soit, je veux un championnat où, même rendu à l’avant-dernière course, au moins trois ou quatre pilotes peuvent encore prétendre au titre.