Le calepin de Gradlon

Je suis étudiant en histoire qui partage sur ce blogue ses réflexions sur cette discipline, mais aussi sur la politique, l'actualité, les enjeux sociaux, le plein air, la formule un et tout autre sujet sur lequel son regard peut s'arrêter, dont des anectodes plus personnelles.

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Les tumblogs que je suis

Union Montréal prétend que le maire Gérald Tremblay a encore l’appui de la population montréalaise. Évidemment, cette prétention est tournée en ridicule sur Twitter et les autres réseaux sociaux.

Or, si l’on regarde les résultats que le Parti libéral du Québec a obtenus lors des dernières élections et qui l’ont placé à un cheveu d’un quatrième mandat, Union Montréal n’a pas tort lorsqu’il calcule qu’un parti entaché par les allégations de collusion et de corruption conserve l’appui de la population.

Cependant, si l’on prend l’exemple de ces mêmes élections provinciales, le chef du PLQ s’est fait battre par une marge beaucoup moins ambiguë que celle de son parti. En effet, le candidat péquiste Serge Cardin a remporté l’élection avec 42.12 % des suffrages contre 35.13 % pour Jean Charest.

Bien sûr, Gérald Tremblay et Union Montréal n’ont pas les armes que Jean Charest et le PLQ détiennent, à savoir les souverainistes et les étudiants, sur le dos desquels ils ont pu construire, ou entretenir, un sentiment de peur ou de haine.

Enfin, mon billet est une déduction facile et tirée par les cheveux. Une forme de généralisation, mais quand on est en danger (pas moi, mais Union Montréal), on aime la déduction facile, surtout lorsqu’elle nous est salutaire.

Incroyable, mais vrai, il existe toujours des manufacturiers qui fabriquent des accessoires pour téléphones cellulaires ayant des connecteurs micro USB trop courts pour être branchés sur l’appareil sans devoir, au préalable, enlever l’étui protecteur souple.

Les problèmes des clients avec Bell Mobilité, ou l’une de ces divisions, comme c’est mon cas, ne sont pas des cas isolés, loin de là.

D’abord, il me faut admettre que j’avais un compte en souffrance et que, dans un premier temps, c’est moi qui n’ai pas respecté l’échéance de paiement inscrit sur ma dernière facture. On parle ici d’un montant dérisoire, mais comme il s’agit d’une rupture de contrat, j’imagine que Bell Mobilité voulait ne pas laisser traîner les choses, ce que je peux comprendre.

Ce que je ne peux comprendre, c’est comment une compagnie calculer que sept jours, ça donne quarante-huit heures.

Le 20 septembre 2012, Bell Mobilité produit un avis d’annulation me concernant dans lequel il est écrit que si mon compte demeure en souffrance « pendant encore sept (7) jours suivants la réception de cet avis, [mon] compte sera confié à une agence de recouvrement externe. » Dans le plus optimiste des scénarios, pour ne pas dire le plus utopiste, je ne pouvais recevoir cet avis que le 24 septembre, puisque le 20 était un jeudi.

Or, ce n’est que le 2 octobre que je reçois ledit avis. Je ne me pose pas de questions. Huit jours ouvrables, ce n’est pas un délai étrange pour recevoir une lettre d’une compagnie comme Bell Mobilité. J’ai tenu pour acquis que Bell Mobilité avait tenu compte de ce délai dans son calcul des sept jours de grâce qu’elle me donnait.

Grossière erreur! Je me suis fait prendre comme un novice!

En effet, le 4 octobre, je reçois une lettre d’une agence de recouvrement. Mon compte est désormais entre leurs mains. J’appelle Bell Mobilité pour me faire dire que l’avis a été envoyé le 20 septembre 2012 (je joue le jeu) et que, si je l’ai reçu le 2 octobre, c’est que le problème vient de chez Postes Canada (je joue encore le jeu).

Toutefois, je cesse de jouer le jeu lorsque l’agent m’informe que mon dossier a été envoyé à l’agence de recouvrement le 26 septembre. Si cela correspond à six jours suivant la production de l’avis, cela ne peut, en aucun cas par la poste, correspondre à sept jours suivant la réception de l’avis. Pas besoin d’être Einstein pour comprendre que cela ne fait que deux jours suivant la réception théorique et optimiste de l’avis.

Quand bien même Postes Canada aurait merdé, ce que je ne suis pas prêt à admettre, nous avons cinq jours qui se sont évaporés dans la nature.

Le plus frustrant n’est pas que Bell Mobilité envoie mon compte à une agence de recouvrement. Je n’ai pas respecté l’échéance de paiement. Ce qui est frustrant, c’est que j’eusse apparemment obtenu une nouvelle échéance que Bell Mobilité lui-même n’a pas été en mesure de respecter. C’est de donner une illusion aux gens alors qu’on semble avoir l’intention de leur faire péter ça en pleine face.

Mais bon, Bell et respect de la clientèle sont des antonymes, alors imaginons un peu ce qu’il en est pour les anciens clients!

J’avais parlé, au mois de juillet, que j’allais avoir deux nouveaux emplois en septembre. Finalement, ce n’est qu’un nouvel emploi que j’ai, le second n’étant, finalement, pas ma tasse de thé.

Ce nouvel emploi consiste à accompagner une personne non voyante, conséquence d’un grave accident d’automobile au cours duquel elle a également subi un traumatisme craniocérébral (TCC). En fait, c’est le TCC qui fut la séquelle la plus importante de l’accident, car comme pour beaucoup de TCC, les capacités cognitives sont affectées. C’est davantage cette réalité que la cécité qui exige qu’elle soit en permanence accompagnée. Bien sûr, la concomitance rend son cas plus « lourd » que bien d’autres TCC, mais heureusement, son moral est assez positif, ce qui vient balancer.

Et pour un accompagnateur, comme pour les proches, j’en suis certain, un TCC qui conserve un bon moral est moins épuisant qu’un TCC qui n’a plus le moral, ou pire, qui a d’importantes fluctuations de l’humeur, même si le premier est physiquement et cognitivement plus affecté que le second.

Travailler avec mon client est donc très agréable, bien que je sois épuisé à la fin de chaque journée. À force de travailler avec des TCC, c’est une réalité à laquelle je me suis habitué.

Je bénéficie d’une grande liberté, tant de mes interactions avec le client que dans mes mouvements. Par exemple, une journée où il n’y avait rien au programme, je suis allé faire mes courses avec le client. J’ai fait d’une pierre deux coups, car pour le client, il était plus intéressant de venir avec moi faire des courses que de rester à la maison cette journée-là. Vous comprendrez que pour mon client, les activités à la maison sont peu nombreuses.

Tout de même, j’espère que lors des prochaines semaines, il y aura une ou deux activités organisées auxquelles il voudra participer. Il a l’embarras du choix entre les organismes pour TCC et celles pour les aveugles. Mine de rien, ça demande de l’imagination de trouver des choses à faire quatre jours de suite, alors un petit coup de pouce serait bien apprécié.

Heureusement, j’ai jeté un coup d’oeil à ses différents calendriers et il semble qu’il y aura effectivement des activités organisées dans les prochaines semaines.

Aujourd’hui, sur les ondes du 98.5 FM, j’ai entendu le chroniqueur Patrick Lagacé se prononcer sur l’importance que les gens accordent au geste de voter. Il y avait de bons arguments, comme celui, paraphrasé, voulant que 95 % de taux de participation, plutôt que les quelques 57 % de 2008, n’allait pas ouvrir plus de places en garderies, n’allait pas rendre Hydro-Québec moins « opaque » et n’allait pas pousser les entrepreneurs à soumissionner au juste coût.

Là où je n’abonde pas dans le même sens que M. Lagacé, c’est lorsqu’il affirme que les gens qui insistent beaucoup sur l’importance du vote « réduisent la démocratie à ce simple geste ». C’est peut-être cette manie du nivellement par le bas qui gangrène le Québec depuis quelques années qui l’amène à concevoir la chose ainsi, mais je pense plutôt que c’est exactement le contraire que les plus ardents défenseurs du devoir électoral ont comme philosophie.

Voter n’est pas une vision réductrice de la démocratie. C’est sa pierre d’assise. C’est ce que les plus politiquement éveillés et concernés considèrent comme étant le minimum pour participer efficacement à la vie démocratique, sachant que ceux qui participent à la vie démocratique autrement sont généralement les premiers à se rendre aux urnes et que, dans cette optique, ceux qui sont visés par ces encouragements à voter sont ceux qui ne votent ni ne participent d’aucune autre manière à la vie démocratique.