Étudiant au baccalauréat en travail social, je partage sur ce blogue mes réflexions les enjeux sociaux, mais aussi mon ancien domaine d'étude, l'histoire, ainsi que sur la politique, l'actualité, le plein air, la formule un et tout autre sujet sur lequel mon regard peut s'arrêter, dont des anectodes plus personnelles.
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Le hobbit: Un voyage inattendu

D’emblée, il ne fallait pas se créer d’attentes. Du moins, pas d’attentes nées de la fabuleuse expérience cinématographique que fut la trilogie du Seigneur des anneaux, sortie sur les écrans il y a une décade. Même en ayant en tête que Peter Jackson ne pourrait probablement pas pousser Le hobbit : Un voyage inattendu au même niveau, très élevé, que les aventures de Frodon et ses amis, je suis sorti de la projection avec une certaine déception.

Le premier tiers du film était long. Très long, mais, je pouvais passer outre, puisque, après tout, le début de La communauté de l’anneau était, lui aussi, passablement long. On veut bien installer les personnages avec lesquels nous cheminerons, c’est le cas de le dire, jusqu’en juillet 2014. Je peux donc comprendre que cette aventure tarde à débuter, sachant (espérant) qu’à l’instar des deuxième et troisième volets de la trilogie originale, La désolation de Smaug et Histoire d’un aller et retour entreront plus rapidement dans le vif du sujet.

J’espère aussi que ces épisodes subséquents seront plus sombres, avec un humour tout aussi bon enfant, mais davantage circonstanciel, car là fut ma plus grande désillusion. Jusqu’à l’arrivée de Gollum, toujours campé par l’excellent Andy Serkis pour une seule scène, Un voyage inattendu se présente davantage comme un film pour enfant qu’une épopée fantastique. L’humour est assez infantile, mais pas bon enfant, frôlant même l’humour scatologique à un bref instant. Les Orques, Trolls et autres créatures du mal n’inquiètent pas le moins du monde, ni même le mystérieux personnage appelé le Nécromancien, un nom qui devrait pourtant, à lui seul, inspirer une certaine appréhension.

J’ignore si cela est à cause de la fréquence de 48 images par secondes, mais le décor, les créatures et les séquences d’action me sont apparus singulièrement invraisemblables, alors que dans la trilogie originale, malgré l’univers fantastique dans lequel on était plongé, tous ces aspects me semblaient incroyablement réalistes. Dans Un voyage inattendu, j’ai parfois eu l’impression de voir des effets spéciaux de moins bonne qualité, alors que le but du 48 f/s est plutôt le contraire.

Il n’en demeure pas moins que certaines séquences étaient à couper le souffle et que les personnages humains étaient si bien rendus qu’on avait l’impression qu’ils étaient réellement là. La distribution, hormis quelques personnages rescapés du Seigneur des anneaux, était excellente, menée par un Martin Freeman très juste en Bilbon Saquet et, tel que je l’ai dit, un Andy Serkis savoureux dans la peau de Gollum.

Si mes attentes étaient demeurées à un niveau que je considérais raisonnable pour Un voyage inattendu, elles seront plus élevées pour La désolation de Smaug, car je m’attendrai désormais à ce que ce premier épisode ne fusse que ça : le premier tome d’une trilogie, moins spectaculaires et profondes que ces suites, comme on l’a vu pour de nombreux autres débuts de sagas (souvent avortées, ironiquement).

Une dernière chose : souhaitons que Peter Jackson ait mis la pédale douce sur les prises de vue aériennes pour la suite, car il y avait vraiment abus dans Un voyage inattendu!

Être ailleurs

Comme bien des gens, j’étais devant Tout le monde en parle lors de l’entrevue avec Mme Marois. Je ne vais pas revenir sur l’ensemble de ses propos, seulement sur ce qu’elle a dit concernant les urgences. Elle disait que lorsqu’elle était ministre de la Santé sous le gouvernement Bouchard, elle et différentes personnes concernées avaient conclu que la solution aux problèmes des urgences québécoises ne résidait ni à l’urgence elle-même, ni à l’étape suivante, à savoir l’hospitalisation.

Cette réflexion, que je trouve sensée, me ramène à une expérience personnelle vécue il n’y a que quelques jours. J’ai fait une chose qui ne devrait pas être faite. Je suis allé à l’urgence pour ce que je croyais une bronchite aiguë.

Ça faisait onze jours que j’avais de la toux et de la congestion bronchique. La durée en soi n’était pas un problème, mais de jour en jour, mon état s’aggravait. La toux était de plus en plus profonde et répétitive. Je ne sentais plus le mal de gorge tellement j’avais la trachée irritée et des courbatures partout. Mon mal de tête ne partait pas, je n’avais plus d’énergie et j’avais des étourdissements. Plus aucun produit en vente libre ne fonctionnait.

J’ai un peu paniqué, je l’avoue. J’ai téléphoné à mon médecin de famille, mais il était en vacances. J’ai appelé quatre cliniques sans rendez-vous dans mon secteur, sans succès. Ces cliniques priorisent leurs propres patients durant la première heure des inscriptions téléphoniques, ce qui est généralement suffisant pour combler toutes les places disponibles. Les trois CLSC de mon secteur n’ont pas de médecin sur place pour les urgences.

Donc, oui, je me suis rendu aux urgences sans raison « médicale » valable. Tous les employés que j’ai rencontrés à l’urgence me l’ont d’ailleurs fait sentir, à moins que j’eusse fait de la projection, trouvant moi-même inapproprié de me rendre à l’urgence pour une bronchite. Durant les treize heures que j’ai attendues à l’urgence, je souhaitais être ailleurs.

Je souhaitais être ailleurs, mais je souhaitais aussi guérir ou, au moins, avoir l’heure juste de mon état. J’étais à bout de ressources et inquiet, peut-être parce que je suis trop rarement malade pour être bien informé.

Quoi qu’il en soit, il n’est pas normal de se rendre aux urgences pour une bronchite, mais je vois aussi la situation ainsi : il n’est pas normal d’être poussé vers l’urgence pour une bronchite parce que rencontrer un médecin en clinique, autre que son propre médecin, est une mission presque impossible. En tout cas, moi, plié à deux par la toux et la douleur, je la trouvais impossible.

En politique, la légitimité est une vertu que ton propre parti a en tout temps, malgré toutes circonstances, mais que les autres partis n’ont jamais, sauf le parti ayant gagné une élection. Dans ce cas-ci, il a la légitimité de gouverner pour les 24 heures suivant le scrutin.

Ça dépend où l’on regarde

Union Montréal prétend que le maire Gérald Tremblay a encore l’appui de la population montréalaise. Évidemment, cette prétention est tournée en ridicule sur Twitter et les autres réseaux sociaux.

Or, si l’on regarde les résultats que le Parti libéral du Québec a obtenus lors des dernières élections et qui l’ont placé à un cheveu d’un quatrième mandat, Union Montréal n’a pas tort lorsqu’il calcule qu’un parti entaché par les allégations de collusion et de corruption conserve l’appui de la population.

Cependant, si l’on prend l’exemple de ces mêmes élections provinciales, le chef du PLQ s’est fait battre par une marge beaucoup moins ambiguë que celle de son parti. En effet, le candidat péquiste Serge Cardin a remporté l’élection avec 42.12 % des suffrages contre 35.13 % pour Jean Charest.

Bien sûr, Gérald Tremblay et Union Montréal n’ont pas les armes que Jean Charest et le PLQ détiennent, à savoir les souverainistes et les étudiants, sur le dos desquels ils ont pu construire, ou entretenir, un sentiment de peur ou de haine.

Enfin, mon billet est une déduction facile et tirée par les cheveux. Une forme de généralisation, mais quand on est en danger (pas moi, mais Union Montréal), on aime la déduction facile, surtout lorsqu’elle nous est salutaire.

Incroyable, mais vrai, il existe toujours des manufacturiers qui fabriquent des accessoires pour téléphones cellulaires ayant des connecteurs micro USB trop courts pour être branchés sur l’appareil sans devoir, au préalable, enlever l’étui protecteur souple.